dimanche 2 mars 2008

No Country for Old Men - Heureusement que le Duc n'a jamais croisé Anton Chigurh

Affiche du film "No Country For Old Men"Synopsis: A la frontière qui sépare le Texas du Mexique, les trafiquants de drogue ont depuis longtemps remplacé les voleurs de bétail. Lorsque Llewelyn Moss tombe sur une camionnette abandonnée, cernée de cadavres ensanglantés, il ne sait rien de ce qui a conduit à ce drame. Et quand il prend les deux millions de dollars qu'il découvre à l'intérieur du véhicule, il n'a pas la moindre idée de ce que cela va provoquer...
Moss a déclenché une réaction en chaîne d'une violence inouïe que le shérif Bell, un homme vieillissant et sans illusions, ne parviendra pas à contenir...

Les frères Coen ont réalisé le "Big Lebowski", film que je place en première place dans ma DVDthèque. Face à l'avalanche de critique reçue par "No country for the old men", je franchis le pas m'offre un billet pour un bon moment de cinéma.

Bon moment de cinéma... Finalement, je reste mitigé, il est indéniable que la réalisation est très soignée, la mise en en scène impeccable, le casting sans fausse note, l'interprétation soignée; il en reste que je reste quelque peu sur ma faim.

L'action se déroule de manière très linéaire; une poursuite entre plusieurs protagonistes pour récupérer une mallette remplie de billets verts. On ne sait pas ce qui s'est passé avant, ni d'où sortent tous les personnages et les liens qui les unissent, on prend l'action en route,  menée tambour battant jusqu'à la dernière minute (attention toutefois ce n'est pas de l'action à la manière d'un Jams Bond mais plutôt d'un western à la Clint Eastwood). Le hic c'est que c'est justement trop linéaire et répétitif.

Par dessus cela s'ajoute tout un tas d'éléments de réflexion lancés par Tommy Lee Jones, le shérif, qui ne sont franchement pas facilement compréhensibles (peut-être ai-je perdu beaucoup de choses à la lecture des sous-titres).

Si ce "pays n'est pas pour toi vieil homme", je crains que ce film ne le soit pas non plus.

samedi 1 mars 2008

Into the Wild

Affiche du film "Into The Wild"Synopsis: Tout juste diplômé de l'université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l'existence confortable et sans surprise qui l'attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui.
Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres.
Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s'aventurant seul dans les étendues sauvages de l'Alaska pour vivre en totale communion avec la nature.

Une histoire magnifique, et vraie. Celle de Christopher Mc Candless, qui a décidé de tout plaquer, de rompre avec tout ce que la société pouvoir lui offrir (argent, carrière, pouvoir, femmes) pour vivre son rêve. Car Christopher, rebaptisé Alex Supertramp, n'a qu'un but, côtoyer la nature, vivre d'air pur et d'eau fraîche, et s'isoler en Alaska, loin des hommes et de la civilisation.

Son aventure sera l'occasion de rencontrer de nombreuses personnes, avec lesquelles des amitiés fortes et sincères vont se nouées. Et de combler le manque d'affectation et de dialogue entre lui et ses parents, ressenti au cours de son enfance.

Au travers du périple, on va découvrir des paysages sublimes, et épargnés par la main de l'homme: des déserts de pierre, des forêts luxuriantes, des cascades d'eau, des champs de blé, le manteau de neige de l'Alaska.

Tout est beau dans ce film, la noblesse des sentiments d'Alex, les images, les lieux, les rencontres, la musique. On en ressort revigoré comme après une profonde inspiration au coeur d'une forêt ou au sommet d'une montagne.

Puis on retourne chez soi, on traverse la rue, on rejoint sa voiture, avec le constat d'une vie finalement artificielle et éloignée des valeurs fondamentales. Mais avec une jolie phrase d'Alex, pleine d'espoir: "Happyness is real only when shared with others".

Un film à voir absolument.

Photo de Christopher McCandless
Photo de McCandless, prise par McCandless
Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Chris_McCandless.jpg

vendredi 8 février 2008

John Rambo va-t-il sauver le monde ?

Affiche du film "John Rambo"Synopsis: "John Rambo s'est retiré dans le nord de la Thaïlande, où il mène une existence simple dans les montagnes et se tient à l'écart de la guerre civile qui fait rage non loin de là, sur la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar. Il pêche et capture des serpents venimeux pour les vendre.
La violence du monde le rattrape lorsqu'un groupe de volontaires humanitaires mené par Sarah et Michael Bennett vient le trouver pour qu'il les guide jusqu'à un camp de réfugiés auquel ils veulent apporter une aide médicale et de la nourriture. Rambo finit par accepter et leur fait remonter la rivière, vers l'autre côté de la frontière.
Deux semaines plus tard, le pasteur Arthur Marsh lui apprend que les volontaires ne sont pas revenus et que les ambassades refusent de l'aider à les retrouver. Rambo sait mieux que personne ce qu'il faut faire dans ce genre de situation..."

Tel un John Rambo qui ré-apparaît après de nombreuses années, je fais moi aussi mon grand retour. Seule différence, Sylvester offre plutôt dans le musclé, là où j'opère avec plus de modération, avec une simple plume (ou plutôt mes doigts menus sur un clavier).

Il y a des films ou des séries qui ont marqué ma jeunesse. Mac Gyver, Rocky, pour n'en citer que quelques uns parmi d'autres et bien sûr Rambo. Alors quand on a apprend que Sylvester s'apprête à resserrer le bandana autour du front, beaucoup de monde prend peur, se demandant, avec beaucoup de lucidité, si tout comme Rocky ce n'est pas le round ou la guerre de trop.

Et bien suffit d'aller voir le film pour s'apercevoir que ce n'est absolument pas le cas, et que John Rambo n'a pas dit son dernier mot. L'histoire se résume simplement, des bénévoles évangélistes vont venir en aide aux Karens, une population martyrisée par la junte birmane. Malheureusement ces braves vont être capturés, et un commando de mercenaires, épaulés par Rambo vont tenter de les délivrer.

Le film est est d'une violence extrême, la scène d'ouverture présente des images réelles de la guerre en Birmanie. Durant le film, ce n'est pas mieux, Stallone illustre avec beaucoup de réalisme, et sans concession, la cruauté et les exactions menées par le régime birman. C'est très violent, parfois insoutenable, mais sans doute représentatif de la vie menée là bas.

Beaucoup des spectateurs présents dans la salle ont critiqué le mutisme et l'apathie de Rambo tout au long du film, reprochant notamment aux scénaristes de ne pas avoir fait leur boulot. C'est une opinion que je ne partage pas du tout, au contraire cela illustre parfaitement la psychologie du personnage: totalement résigné mais lucide, qui a compris depuis longtemps qu'il ne sert à rien de discuter, que les dés sont joués et que rien ne change (citation de Rambo quand un évangéliste annonce qu'il souhaite venir en aide aux opprimés et améliorer leur situation: "Vous avez des armes ? Non ? Alors vous ne changerez rien du tout").

Un excellent film (les critiques spectateurs sont d'ailleurs unanimes), qui laisse quand même un sentiment amer; celui d'avoir assisté avant tout à une "fiction / aventure" qui se termine par une happy-end (malgré le carnage final, beaucoup sont sains et saufs), alors que le conflit se poursuit dans la réalité, et qu'aucun "super héros" n'est là pour empêcher tout cela. Mais que peut-on y faire ?

dimanche 20 janvier 2008

Mon banquier souffre-t-il de dyslexie ?

Les mecs du marketing chez ING Direct sont quand même balèzes; je crois qu'il vendrait sans mal des baskets à un cul de jatte; mais pour ce qui concerne les produits financiers, y ont de sacrées méthodes.

Fin décembre j?effectue un virement depuis mon compte ING Direct vers un autre établissement bancaire. Les banques n?aiment pas trop les mouvements bancaires, surtout quand ceux-ci s?en vont se promener vers l?extérieur et des taux plus rémunérateurs? Bref, au moment de l?exécution du virement et si on est pas trop regardant, voici l'écran de confirmation auquel on fait face:

Capture d'écran ING Direct - Ordre de virement

En gros, à la question « Souhaitez-vous poursuivre votre virement ? » il faut répondre « Non » pour que celui-ci soit effectué ! Alors quand il me parlait de SICAV, FCP, PEA, AV, j?avais du mal à suivre mon banquier et pensais ne pas être très doué? finalement c'est peut être qu'il souffre simplement de dyslexie !

jeudi 10 janvier 2008

Mes bonnes résolutions pour 2008

Image "Happy New Year" trouvée sur Google - c2008! Bonne année et meilleurs voeux! Alors comme le veut (voeu) la tradition, on prend de bonnes résolutions en début d'année. Mais comme elles ne tiennent jamais très longtemps, je préfère prendre des résolutions que je ne tiendrais pas. Alors au programme pour cette nouvelle année:

  • publier frénétiquement sur ce blog, au moins 2 billets par semaine

  • reprendre la cigarette, si possible dans les lieux publics

  • manger plus équilibré, notamment chez McDonald's et le kébab

  • approuver les propos de Marie-Ségolène, et acquérir la bravitude

  • soutenir le FC Metz, et prendre un abonnement à Saint-Symphorien

  • raconter ma life dans mon téléphone portble en parlant bien fort pour que tout le monde autour entende

  • etc.

Bah là c'est sûr, je n'aurai pas de regret si je ne tiens pas mes contre-résolutions !

mercredi 3 octobre 2007

5 raisons pour lesquelles je blogue (enfin 6...)

On peut même bloguer sans ordinateur...Je reprends la balle lancée par Nico. Ce n'est pas une reprise de volée, la balle ayant rebondie durant quelques jours, mais j'espère tout même réussir ce geste technique...

  1. Pour laisser une trace (mais pas au fond de mon caleçon): et oui cela peut paraître prétentieux. Mais la première raison pour laquelle je bloggue est que cela me permet de consigner mes goûts, mes opinions, mes attentes. Plus tard, j'imagine me relire et me surpendre de ce que je pouvais penser à l'époque (bon j'en vois déjà certains dire "et oui tu soutenais Sarkozy", mais entre nous je pense pas un jour regretter ce choix). Si un jour je fonde une famille, peut-être que mes enfants, mes petits-enfants, et même les générations d'après pourront s'émouvoir du témoignage de cet illustre ancêtre.

  2. Par plaisir de l'ouvrir: j'aime bien donner mon avis (même quand on ne me l'a pas demandé); je suis un peu comme le professeur Rollin dans la feu-émission Palace, j'ai toujours quelque chose à dire. Je me prononcerais pas sur la pertinece de ce quelque chose, mais voilà j'aime bien livrer mon avis, qu'importe qu'il y ait un interlocuteur (ou détracteur) en face.

  3. Pour écrire: à l'heure du tout numérique et des nouveaux moyens de communication, les occasions d'écrire se font de plus en plus rares. En effet, l'utilisateur est submergé d'informations qu'il reçoit de manière massive et passive. Et lorsque l'on a l'occasion d'écrire, entre un e-mail rédigés à la va-vite, et les textos en un langage incompréhensible, les occasions de céder à la facilité sont nombreuses. Bloguer est un véritable exercice de rédaction, qui à défaut de créer ou d'améliorer un style, permet de conserver ses bases de grammaire, orthographe et conjugaison.

  4. Pour rester en contact: comme je donne très peu de nouvelles, et en demande également peu, le blog est un bon moyen pour moi de délivrer quelques news et aux autres d'en prendre.

  5. Pour passer le temps utilement: ce dernier argument est peut-être le moins vrai, étant donné que je suis souvent débordé par mes contraintes professionnelles, et que la fatigue prend le pas sur la volonté d'acier nécessaire qu'il faut pour se plier à la rédaction d'un billet. Toujours est-il que par moment, le temps s'écoule lentement et est propice à une création littéraire.

  6. Pour rentabiliser mon investissement: en effet, j'ai 2 Go pour mon blog, et je compte bien les rentabiliser. J'ai bien calculé, au rythme auquel j'écris, je pense pouvoir amortir tout ça dans 10000 ans, ce qui m'aura coûté approximativement 299000 euros.

Mais y a aussi les raisons pour lesquelles je ne bloggue pas:

  • pour la célébrité
  • pour améliorer mon rank sur google
  • pour créer un buzz et faire une chanson sur mon village ou sur les kébabs
  • pour que mes collègues de travail récupèrent une photo de moi devant des géraniums et la transmettent à tous mes autres collègues
  • pour être à la mode
  • pour pouvoir écrire des billets façon skyblog: avec plein de couleurs, des photos réalisées avec mon portable de ma crête-o-gel sur la tête, de mes baskets, de mon portable, de mon ipod, et mettre des messages du style "kikoo ça cé mwa é mé pots en tr1 2 ns tripoté 2vent clara morgan, 1 vré biatch cel la, mdr lol, cété l'délir j'kiffe tro mé potes, claké lé commz"


Allez, je reprends la balle, je la dégage au loin, si quelqu'un l'attrappe, qu'il n'hésite pas à la faire rebondir ailleurs...

samedi 22 septembre 2007

Doggy Bag - Saison 1 par Philippe Djian

Couverture du livre "Doggy Bag - saison 1" par Philippe Djian4e de couverture: Marc et David Sollens, la quarantaine sexy, ont tout pour être heureux. À la tête d'un florissant garage de voitures de luxe, leur vie s'écoule avec ses faiblesses, ses accélérations, ses rencontres d'un soir, ses passions et ses tracas. Vingt ans plus tôt, ils faillirent pourtant s'entre-tuer pour une jeune femme, Édith, qui disparut comme elle était venue. Les plaies furent pansées et nos deux frères enterrèrent la hache de guerre. Mais par un beau matin, la belle pointa de nouveau le bout de son nez. Le "plus américain des romanciers français" nous offre avec Doggy bag, une série romanesque mixée sur les platines des séries télé auxquelles il a eu la bonne idée d'emprunter les codes, la vitesse, et la structure en 24 images seconde.

C'est avec 3 saisons de retard que j'entame la série Doggy Bag. Un peu comme si je me mettais maintenant à regarder les premiers épisodes de Jack Baueur. Bon je regarde peu la télé à vrai dire, et encore moins les séries américaines dont le sujet est le terrorisme. Je préfère la lecture.

D'après l'auteur, ce roman est construit selon les mêmes codes que ceux régissant les séries américaines. Je m'attendais donc à voir des femmes chocs dignes de nos héroïnes de Wysteria Lana... Je pensais trouver des héros surpassés par leurs pouvoirs et qui se demandent ce qu'ils font sur terre comme nos protagonistes de Heroes. Hélas rien de tout cela, le roman met en avant la vie d'une brave famille, les Sollens: Victor, la 60aine, le papa qui a abandonné sa femme Irène, Marc et David, les 2 frères, la 40aine, qui tiennent ensemble un garage automobile.

L'équilibre de cette famille va se trouver bouleversé par l'arrivée de Sonia et Edith, une femme qui 20 ans plus tôt fît imploser les Sollens en ayant des aventures avec les 2 frères. Bien qu'Edith affirme que Sonia soit la fille de Paul, un homme extérieur à la famille, des soupçons vont naître concernant la paternité d'un des deux fils Sollens, mais lequel ?

C'est l'intrigue principale du roman, et j'avoue qu'en me relisant, je constate que finalement c'est aussi alambiqué et compliqué qu'un scénario hollywoodien. Mais attendez de lire la suite, en parallèle de cette interrogation, plusieurs autres intrigues vont se nouer à l'histoire: le garage des Sollens qui est détruit par un tremblement de terre, les problèmes des Sollens avec la municipalité, la noyade d'un enfant, les vengeances d'un mari abandonné, les tentatives d'un autre mari pour se faire pardonner à sa femme, les turpitudes d'une passion adultère que vit une adolescente, les espoirs amoureux déçus d'une secrétaire. Alors c'est pas remplit rebondissements dignes des feux de l'amour tout ça ?

Alors honnêtement, j'ai dévoré pas mal de Djian. Dans l'ensemble de son oeuvre, je dirais que ce roman se situe dans la tranche haute, même s'il n'atteint pas le status de "37°2", "Ca c'est un baiser" ou encore "Frissons". Par contre, je trouve que la recette est toujours un peu la même et le style ne bouge pas d'un iota (en un sens pourquoi changer un style plaît) - à vrai dire, ce roman pourrait être une ré-écriture de la trilogie "Criminels" / "Assassins" / "Sainte-Bob", soupoudré des difficultés d'ados qu'on retrouve dans "Impuretés" et avec un zest de relation parentale à la "Frictions" (manque juste un peu de baise sauvage à la "ça c'est un baiser").

Oauis, Djian a appliqué les codes des séries télé à ses romans Doggy Bag, mais n'a-t-on pas parfois l'impression que les séries se copient les unes les autres... Je considère de roman comme un auto-plagiat de sa propre oeuvre, faillait oser.

En attendant de lire la saison 2, une page de pubs:

jeudi 20 septembre 2007

Hot Fuzz !

Affiche du film "Hot Fuzz"Synopsis: A Londres, le policier Nicholas Angel est le meilleur de son équipe. Tellement bon qu'il fait passer ses collègues pour de simples gardiens de la paix. Le chef de la brigade décide donc de le "promouvoir" dans le petit village de Sandford, où il ne se passe rien. Aux côtés du policier local Danny Butterman qui rêve de devenir Mel Gibson, Nicholas règle quelques contraventions sans grand intérêt. Une série de crimes étranges va le remettre dans l'action...

Etant donné que le Caméo était fermé durant les vacances, j'ai bien dû me rabattre sur autre chose (bon en fait le Caméo était fermé certes, mais sa programmation était transférée au Palace, donc aucune excuse pour ne pas aller voir les films que personne ne regarde).

Et oui, j'avoue, je suis bien allé voir Hot Fuzz. Pourquoi? La bande-annonce était plutôt drôle, et j'avais le coeur léger à moment là.

Que dire sur le film ? Je ne suis pas certain qu'il y ait matière à débat, c'est une comédie gore, à l'humour britiche mais pas bidon (j'ai en tête H2G2, le film le plus nul de la galaxie). Un croisement entre Scream pour les frissons, l'inspecteur Harry pour les règlements de compte et les Full Monthy pour l'humour décalé.

Y a de la violence, c'est assez immoral, mais c'est bien réalisé, avec du punch et de l'humour assez fin eu final. Alors oui forcément, 3 mois après difficile de se rappeler les nuances du scénario... Je me souviendrais en tout cas que c'est un film idéal pour une soirée DVD entre potes, avec bières et pizzas à volonté.

mardi 18 septembre 2007

Mardi gras chez les physiques ingrats, selon Anne-Sophie Brasme

Couverture du livre "Le carnaval des monstres" par Anne-Sophie Brasme4e de couverture: Marica Barbier est une jeune femme d'une vingtaine d'années qui mène une vie parisienne solitaire et banale. Mais Marica n'est pas comme les autres : sa bouche difforme la rend définitivement laide à ses yeux et la condamne à la solitude. Jusqu'au jour où elle répond à une petite annonce : 'Photographe cherche personnes à particularités physiques' et rencontre ainsi Joachim Kellermann, un quadragénaire tourmenté et fasciné par les 'monstres'. Marica devient son modèle, puis sa maîtresse et se consacre avec délice à cette histoire étrange, où se mêlent le sexe et l'effroi... Et le monstre n'est bien sûr pas celui qu'on croit.

Pas évident de vivre dans un monde où tout doit briller et où la beauté est un des critères de la réussite. Ce monde rejete les personnes comme Marica, au physique ingrat.

Marica est une jeune demoiselle qui n'est pas belle; de son propre aveu on peut même la qualifier de laide. Elle a pourtant un joli corps, des jambes fines, une taille correctement proportionnée, mais son visage est fortement marqué par une bouche mal dessinnée, avec une dentition qui part dans tous les sens.

Cet état l'a empêché de vivre une vie sentimentale normale jusque là; elle n'a pas connue les amours d'adolescente, elle n'a même connue aucune histoire sentimentale. A l'université, elle trainait avec Gaëlle, une jeune fille qui récoltait tous les suffrages auprès des garçons, mais jamais rien pour elle.

Pourtant ça n'empêche pas Marica de rêver au prince charmant et de saliver devant les jeunes hommes qu'elle croise au hasard de son chemin. Un beau jour, elle va répondre à une petite annonce; un photographe qui recherche des modèles laids pour ses travaux artistiques. Cette rencontre avec Joaquim va alors changer sa vie.

Dans un premier temps, la jeune demoiselle se sent laide et pose avec beaucoup de maladresse. Le photographe lui, est écoeuré par cette laideur, et ne sait pas comment la matérialiser. La pellicule se montre insuffisante, il faut la peindre, la capturer et la fixer tant bien que mal sur une toile.

Au fil des séances, quelque chose va se produire. La jeune fille gagne en assurance, se surprend même à se plaire et se pouponne avant chaque rencontre. Joaquim, petit à petit va être obsédé par ce physique peu commun, et l'odeur salé, ennivrante, de cette peau. Cette obsession va les conduire à un niveau supérieur dans leur relation, et ils vont coucher ensemble.

Puis l'obsession va se transformer en quelque chose de malsain. Le photographe va être attiré, aussi bien que repoussé par Marica. Cette dualité des sentiments et la contradiction de ses envies vont les pousser peu à peu vers un chemin chargé de peine et dont l'issue sera la schyzophrénie...

Ce roman a été écrit par une jeune femme née en 1984, et c'est vraiment un très bon livre en comparaison à l'âge de la demoiselle (comme on dit le talent n'attend pas le nombre des années). Il est construit comme un face à face entre les 2 héros de l'histoire: chaque évènement est narré tour à tour par la jeune fille, puis l'artiste ou vice-versa. Chacun livre ses sentiments et l'on constate que les interprétations sont bien différentes selon la présence ou non d'un chromosome X ou Y.

Il n'y a pas vraiment de critique de la sacralisation de la beauté, ce qui profite à mon sens au livre (le cas contraire l'aurait fait passer pour un pamphlet démagogique et trop facile). Juste un récit qui tend à montrer que la beauté s'exprime le mieux que si on la ressent en soi (il paraît que pour plaire aux autres il faut d'abord se plaire à soi-même), et que les critères standards de beauté ne sont en fin de compte que des stigmates trop arbitraires de notre époque.

Bref, à ma prochaine virée à la librairie, je jetterai un coup d'oeil dans le rayon des B.

lundi 17 septembre 2007

4 mois, 3 semaines, 2 jours

Affiche du film "4 mois, 3 semaines, 2 jours"Synopsis: 1987, Roumanie, quelques années avant la chute du communisme. Ottila et Gabita partagent une chambre dans la cité universitaire d'une petite ville. Gabita est enceinte et l'avortement est un crime. Les deux jeunes femmes font donc appel à un certain M. Bébé pour résoudre le problème. Mais elles n'étaient pas préparées à une telle épreuve.

Palme d'or du festival de Cannes 2007, je m'en vais voir ce film sous les conseils d'un ami. L'ami en question m'indique que l'histoire se situe dans les pays de l'Est, et je comprends qu'il est vaguement question de prostitution (Nico, si tu te reconnais :)

Finalement, le sujet n'est pas du tout la prostitution, celle-ci n'est même jamais évoquée à aucun moment du film (sauf peut-être quand une des héroïnes va s'offrir pour dépanner son amie). Le film traite de l'avortement sous le régime de Ceaucescu, en Roumanie, durant les années 80.

Une jeune fille, Gabita, est enceinte depuis plusieurs mois. Celle-ci n'aura pas les moyens d'assumer son futur enfant, et décide d'avorter. Aidée de sa meilleure amie et camarade de chambre, elle va prendre contact avec M. Bébé, un homme effectuant des interruptions de grossesse tardives. Celui-ci prodigue à Gabita des instructions très précises concernant le déroulement des opérations; la jeune fille, apparemment naïve et paumée (pour faire un peu d'humour la fille est bien physiquement à l'est, mais mentalement complètement à l'ouest), ne va respecter que la moitié de ces consignes et entraîner sa meilleure amie Ottila dans une succession de plans foireux, Ottila qui va quasiment en faire tous les frais.

Ce périple vers la libération de l'enfant indésirable offrira des pistes de réflexion sur l'amitié inconditionnelle, l'insouciance et la prise de responsabilités, l'éternelle difficulté de la communication homme / femme à travers le couple formé par Ottila.

Sans vouloir paraphraser l'auteur de la critique publiée dans le mensuel "Caméo", l'avortement ne peut être au final considéré comme le sujet du film, mais plutôt comme un liant pour présenter une tranche de l'histoire de ce pays: le système communiste au milieu des années 80, les combines pour améliorer son quotidien (marché noir), le rationnement, l'élitisme des classes sociales élevées contre les classes ouvrières ou agricoles, la clandestinité; tout en offrant un tableau pas si sombre du régime communiste.

Film esprit "Caméo", la mise en scène épurée restitue probablement bien le climat qui régnait à cette époque. Ce qui prime avant tout, c'est la manière intimiste de filmer du réalisateur, toujours au plus près des acteurs, avec un cadrage sérré, dans des pièces étriquées, toujours plus de promiscuité, comme pour faire entrer le spectateur dans l'histoire; et le rendre témoin, voir complice complaisant de cet homicide salutaire.

mardi 21 août 2007

Ne soyez pas (abs)con avec le Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens

Affiche de l4e de couverture: "Sans doute vous arrive-t-il fréquemment de vouloir obtenir quelque chose d'autrui. Vous voulez que votre voisin s'occupe de votre chien pendant les vacances, que Solange vous accompagne à la Baule, que votre fils pratique votre sport favori, que votre femme réduise sa consommation de tabac, que vos employés prennent part à une formation, que vos amis viennent manifester avec vous contre l'implantation d'une centrale nucléaire, que vos clients essayent votre nouvelle savonnette, etc.

Comment vous y prenez-vous ? Vous pouvez exercer votre pouvoir mais encore faut-il que vous en ayez. Vous pouvez convaincre, mais encore faut-il que vous soyez doué pour la persuasion. Vous pouvez aussi manipuler et cela ne demande que l'apprentissage de certaines techniques. Ces techniques, on les connaît, elles font l'objet, depuis plusieurs décennies, d'importantes recherches. On en parle peu en France, probablement par pure pudibonderie, à moins que ce ne soit pour mieux les réserver aux manipulateurs professionnels.

Les auteurs ont pensé que les honnêtes gens devaient savoir, puisqu'ils sont peut-être de potentiels manipulateurs et à coup sûr de potentiels manipulés. Ils ont voulu que cet ouvrage aide à agir, à se défendre, à mieux comprendre."

Cet ouvrage de psychosociologie, recommandé par bon nombre de profs dans les facs de sciences humaines (et pas uniquement, puisqu'il m'a été recommandé du temps de mes études en informatique à l'université), contrairement à nombre d'autres publications dans ce domaine, est largement accessible est agréable à lire. Il présente, à l'aide d'exemples concrets les différents paramètres qui régissent nos décisions, et la manière dont ils peuvent influer sur nos comportements.

Plutôt que de faire un billet parlant du style (scentifico-humouristique), je vais énoncer quelques idées sur le contenu. Libre ensuite au lecteur d'aller plus loin en se procurant ce livre. Tout d'abord l'ouvrage présente les pièges de la décision et ses effets de persévérance:

* piège abscon: procédé par lequel un individu perdure dans une décision parce qu'il y a déjà investi du temps ou de l'argent. Exemple: vous attendez le bus depuis 30 minutes, plutôt que de rentrer à pied ou d'appeler un taxi, vous allez continuer 30 minutes supplémentaires restant persuadé que le bus va arriver. Effets pervers du piège abscons: un individu a pris une décision qui l'a engagé. Cette décision a eu des conséquences négatives; l'individu à nouveau le choix d'émettre une nouvelle décision; l'une étant dans la continuité de la première (contexte défavorable), la seconde s'inscrivant dans un nouveau contexte équivalent, ou à priori plus favorable. Il est fort à parier que cette personne va poursuivre dans la décision du contexte défavorable. Ex: à pile ou face vous misez sur pile, et la pièce tombe sur face. Au second tour, vous devez doubler la mise et refaire un choix. N'allez vous pas remiser sur pile, en pensant que face étant déjà sortie, vous avez plus de chance que ce soit pile cette fois ? Autre exemple. Vous gérer une société en difficultés. Vous y injecter une somme d'argent importante. Hélas, au bout de plusieurs mois, la somme est pas suffisante, et vous avez le choix entre remettre de l'argent dans cette société, ou financer une autre société ? Il est vraisemblable d'estimer que la première injection a permis de presque requinquer la société, et qu'il serait dommage de perdre l'argent déjà investi; vous ré-injecterez alors de nouveau de l'argent dans cette société.

* effet de gel: procédé par lequel un individu a tendance à raisonner et à adhérer à ce qui semble être en accord avec sa décision. Ex: lors d'une réunion de travail, une décision collégiale est prise de ne plus consommer à la machine à café du 2e étage (espace illuminé avec canapés) mais à celle du 1er (clôt, sans canapé, mais plus proche de votre bureau). Il est fort à parier, que lors des prochaines pauses, vous irez prendre votre café au 1er.


Le livre présente ensuite les 3 grands types de manipulation:

* l'amorçage: modifier, omettre, ou retarder l'énoncé de la totalité d'une information, afin d'obtenir d'autrui un comportement attendu. Ex: vous êtes dans un magasin, vous craquez pour une superbe chemise taille ajustée qui met bien vos muscles saillant en valeur, vous craquez en partie parce qu'elle est soldée et que son prix est de 40 euros. Au moment de passer à la caisse, la vendeuse vous indique qu'il y a eu une erreur d'étiquetage sur l'article et que finalement la chemise coûte 50 euros. Reposeriez-vous la chemise en rayon?

* le pied dans la porte: demander à autrui un service peu coûteux, qu'on ne peut généralement refuser, afin d'obtenir ensuite un service plus coûteux. Ex: vous marchez dans la rue et un inconnu vous demande de signer une pétition pour signifier votre mécontentement contre la pauvreté dans les écoles scolaires. Vous signez. Tout de suite après, cette personne vous indique qu'un projet est financé pour offrir à de jeunes enfants défavorisés des cadeaux à Noël, et il propose, librement, aux gens d'effectuer un petit don. Ouvririez-vous votre porte-monnaie ? Vous seriez-vous arrêter si la personne demandait directement un don ?

* la port au nez: demander un service très coûteux, qu'on ne peut généralement accepter, afin d'obtenir ensuite un service moins coûteux. Ex: un ami proche est dans une situation financière délicate et vous demande de lui dépanner de 1000 euros. Bien évidemment vous refusez. Mais dans la foulée il vous demande un prêt de 20 euros, afin de régler rapidement une partie de ses dettes. Ne seriez-vous pas soulager de prêter 20 euros, en disant que ça vaut toujours mieux que d'en prêter 1000, et que finalement vous vous en tirez à bon compte ?

Bien sûr, ces principes ne sont que des principes, et rien ne garantit qu'ils sont efficaces dans 100% des cas. Toutefois, les auteurs n'hésitent pas à présenter plus en détails des théories (avec présentation de notions telles que la rationalisation, la soumission librement consentie, etc.), avec des exemples concrets d'études menées. Et vous seriez surpris de constater que même si rien ne permet d'obtenir un comportement conforme à ce que l'on attend, on peut parfois pousser les gens à fournir ce comportement dans des proportions incroyables (plus de 90% avec amoçage / fait accompli).

Alors voilà, moi je vous conseille de lire ce roman avec des arguments persuasifs - que les auteurs n'hésitent à dénigrer au profit de stratégies plus performantes - parce que je ne dois probablement être qu'un de ces honnêtes gens qui ne vous prend pas pour un (abs)con !

dimanche 15 juillet 2007

U.V de Serge Joncour - Gare aux coups de soleil !

Affiche du roman "U.V." par Serge JoncourEn passant chez le libraire je vois ce roman... U.V ... U.V .... ça me revient, un film du même nom était présenté quelques mois auparavant dans une émission de Ruquier, pour laquelle Pascal Elbé était invité. En découvrant la quatrième de couverture, je m'aperçois que ce livre a inspiré le film du même nom. Ma curiosité de consommateur avide de lectures estivales l'emportent et je passe à l'achat, sans compter que la couverture - un balcon donnant sur une mer et un ciel bleu azur - est tout à fait compatible avec ces quelques beaux jours d'Août.

C'est un petit roman de 176 pages, qui se lit très rapidement (j'en suis venu à bout en moins de 4 heures). L'histoire se situe dans une villa, quelque part sur une côte (méditerranéenne?) française. La vie d'une famille (les parents, les 2 filles et un gendre, et 2 petits enfants) se trouve troublée par l'arrivée d'un certain Boris. Qui est-il? Il prétend être un ami de Philip, le fils prodigue qui doit rejoindre cette famille afin de tirer un feu d'artifice pour le 14 Juillet. Seulement voilà, ce Boris est intriguant... Il débarque sans papier, avec comme seul bagage un corps sculpté par les dieux grecs, un sourire fatal et un aplomb déstabilisant.

Très vite ce Boris se fait accepter par la famille sur le simple fait qu'il est un ami de Philip. Très courtois, hypnotique, doté d'une grâce et d'une réussite insolente, il va charmer toute la famille, ou presque... André-Pierre, le gendre, se sent menacé par cet homme trop parfait pour être honnête et décide de mener sa propre enquête. Pourquoi Boris, qui prétend avoir été scolarisé avec Philip n'apparaît sur aucune photo de classe ? Pourquoi n'a-t-il aucun papier ? Pourquoi Philip n'arrive-t-il pas ? Les révélations vont commencer, et la personnalité de Boris va se découvrir au fil des pages, et découvrir ce qui le lie avec Philip.

Un roman vraiment sympathique et efficace. La plume de l'auteur est riche et originale. La montée en puissance du suspense est distillée intelligemment, et tout est fait pour tenir le lecteur en haleine jusqu'à la dernière ligne du roman. Ce qui m'a frappé aussi est le caractère éblouissant du roman, au sens premier du terme... l'action se passe en été, dans le sud, et l'auteur arrive à rendre ce climat de manière si parfaite qu'on a le sentiment de faire partie de cette villa, de ressentir cette chaleur étouffante et de se sentir aveuglé par ce soleil de plomb qui domine l'action.

Un roman idéal pour un après-midi sur la plage, ou pour prendre un bain de chaleur et de soleil lorsque l'ennui et la grisaille guettent.

En bonus, la fiche du film "U.V." sur AlloCiné (pas de super critiques)

dimanche 1 juillet 2007

Vos papiers s'il vous plaît ! Contrôle de "L'identité" par Kundera

Affiche du roman de Milan Kundera - "L4e de couverture: "Car tel est bien l'amour de Jean-Marc et Chantal : un espace aménagé en marge du monde, à l'écart de la vie, contre la vie, en fait, et donc - une hérésie, une transgression des lois non écrites de la communauté humaine".

Et on poursuit dans le flow de la mise à jour avec ce roman de Kundera. Et oui, la Tchéquie ça a du bon: Silvia Saint (quoique je me demande si elle n'est pas slovaque), des jolies filles, de la bière pas chère, des étudiants super sympa qui viennent fraterniser en France (spécial Kace-dédi à Jan et Mira) et de la bonne littérature, Kafka et Kundera en-tête.

Lire un roman de Kundera n'est pas chose aisée, ses premiers écrits étant très (trop) littéraires et parfois soporifiques pour qui n'a pas des allumettes pour garder ses paupières ouvertes. Mais ce n'est pas le cas ici, ce roman a été rédigé durant la période française, durant laquelle ses romans sont beaucoup plus agréables et simples à lire pour des personnes à l'intellect' limité aux heures d'éveil, comme moi. Toutefois, je l'ai lu en moins de 3 heures, bien qu'il fasse près de 200 pages.

L'histoire est somme toute banale, elle relate la vie de Chantal, femme mûre qui se demande si elle peut encore plaire aux hommes. Elle recherche le regard des hommes, et a le sentiment d'être invisible pour eux. Bien évidemment, les compliments de son mari ne suffisent pas à la réconforter à faire s'envoler ses doutes.

Puis un beau jour, la miss, enfin la dame reçoit une lettre anonyme, d'un admirateur secret. Elle ignore qui est cette personne (forcément puisqu'elle est anonyme, je dis ça avant qu'un certain Pansy ne me fasse la remarque) mais ces écrits vont rallumer une flamme d'espoir qu'elle croyait éteinte en elle. Les lettres se multiplient, et influent de plus en plus sur le comportement de Chantal; celle-ci va alors se mettre plus en valeur, tout en se mettant en quête de cette illustre inconnu.

Et elle va aller de désillusion en désillusion; tout d'abord elle soupçonne le poivrot du bar... mais il n'en est rien... le clochard de la rue ? non plus... le graphologue à qui elle confie les lettres pour expertise... hé non... ce n'est quand même pas le partouzeur de Londres avec qui elle travaillait il y a plusieurs années... Qui sait ?
Cette quête est illusoire, si seulement elle ouvrait les yeux et se donnait la peine de regarder plus simplement autour d'elle...

Kundera pointe avec précision la difficulté de la vie de couple, le temps qui passe et efface petit à petit les sentiments partagés avec l'autre. Et montre avec malice comment, d'une vie de routine annihilante peut renaître de manière puissante et encourageante l'espoir, simplement à travers quelques mots sur un bout de papier... ces mots qui dans la bouche d'un compagnon n'ont parfois que peu de sens, mais qui s'emplissent de mystère et de passion dès lors qu'ils sont écris d'une main inconnue et désirée.

Ouais, cela confirme bien que les mots n'ont de sens que celui qu'on veut bien leur donner.

vendredi 15 juin 2007

Le Sampling - pourquoi ré-inventer ce qui existe déjà ?

Photo d'une platine vinyl pour Disc JokeyUn site assez sympa traitant du sampling dans le monde professionnel de la musique. Le site présente des chansons connues utilisant des samples, ou étant elles-mêmes inspirées d'autres chansons.

On constate que pas mal de chansons récentes sont à base de samples de vieux morceaux de musique, et que certains tubes sont en fait de simples reprises. On peut donc s'interroger sur la richesse et de l'originalité des créations à base de samples, le grief revenant le plus souvent étant qu'aujourd'hui l'industrie n'est plus capable de créer et produit des reprises ou sample à tout va, afin de limiter les risques financiers (miser sur une valeur sûre et connue présente peu de risque pour le tiroir caisse).

Pour ma part, je considère que l'usage de samples reste tout de même exceptionnel par rapport au volume global de la production musicale, et quand bien même, l'usage de samples peut stimuler la créativité et amener de l'originalité à des compositions. Les samples nous permettent également de découvrir des versions originales que l'on aurait jamais découvertes auparavant, et qui finalement sont souvent plus intéressantes que les morceaux où ils sont repris.

Ce que j'ai apprécié, à découvrir sur le site: les samples des Daft Punk (véritable usine à samples), Charles Barkley, les reprises de Gwen Stefani et Madness, et les samples retravaillés de manière méconnaissable (Daft Punk, Dr Dre, etc.)

vendredi 1 juin 2007

Spiderman 3

Affiche du film "SpiderMan 3"Synopsis: Peter Parker a enfin réussi à concilier son amour pour Mary-Jane et ses devoirs de super-héros. Mais l'horizon s'obscurcit. La brutale mutation de son costume, qui devient noir, décuple ses pouvoirs et transforme également sa personnalité pour laisser ressortir l'aspect sombre et vengeur que Peter s'efforce de contrôler.
Sous l'influence de son costume, Peter devient trop sûr de lui et commence à négliger ses proches. Contraint de choisir entre le pouvoir si séduisant de ce nouveau costume et la compassion qui le caractérisait avant, Peter va faire face à ses démons lorsqu'il affrontera deux des pires méchants de l'histoire, l'Homme-sable et Vénom, dont l'extraordinaire puissance et la soif de vengeance menacent Peter et tous ceux qui lui sont chers.

L'araignée, l'araignée, tisse des dollars dans ses filets.
Direction, le ciné, ou les braves gens vont se faire plumer.

Ok aucune rancoeur dans ce billet, je ne regrette pas d'être allé voir ce film. Mais franchement, je le considère comme le moins bien "tissé" des trois: un scénario qui se répète et un manque de nouveautés.

On retrouve donc les ingrédients des épisodes précédents: les prises de tête avec Mary-Jane et les doutes par rapport à leur couple, la rivalité et la rancoeur de Franck, son meilleur ami, les remises en cause perpétuelle par rapport à ses pouvoirs et à ses responsabilités, la recherche de l'assassin de l'oncle de Peter, Mary Jane qui est prise en otage à la fin (je prédis déjà que ce sera de nouveau pareil pour les épisodes suivants de la série).

Heureusement, l'humour est toujours là lui aussi, et certaines scènes sont vraiment irrésistibles, notamment celle où Jack se balade dans la rue, et se prend pour un tombeur invétéré, regards appuyés et déhanchés à la Bee Gees en prime !

Les effets spéciaux sont aussi très impressionnants, même si leur omni-présence dans les block-busters américains à tendance à blaser le spectateur. Mais les combats avec l'homme des sables et l'araignée noire sont vraiment époustouflants, bien que difficiles à suivre (environnement sombre et rapidité des mouvements de la caméra).

Bref, un moment de divertissement, qui même s'il ne m'a rien appris de plus sur Spiderman, m'a au moins permis de me délecter à la vue du visage angélique de la sublime Bryce Dallas Howard.

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